Les URL dans les médias sociaux

Ma camarade Daria nous proposait sur Pownce une discussion interessante dont le sujet était la taille des URL dans les médias sociaux.

Les URL trop longues nuiraient-elles aux moteurs de recherche [..] et aux réseaux sociaux souvent limités en nombre de caractères comme Digg ou StumbleUpon ? La solution TinyURL inquiète certains car elle permet de dissuler les noms de domaines et donc peut profiter aux spams [..] mais quelle(s) solution(s) alors ?

Pour ma part, je réponds à cela avec l’analyse suivante.

Plus une URL est courte mieux elle est référencée. En effet, les URL avec paramètres (www.domaine.com/page?parametre=valeur) sont très souvent laissées de côté par les moteurs tout simplement parce qu’un moteur est fait pour penser en matière de pages. Les paramètres influent sur la dynamique d’une page mais ne contituent pas systématiquement une entité de page à part entière. Une URL doit être conçue avec le même effort que le contenu d’une page en terme de tags, de mot clés, de termes sémantiques. Il faut considérer l’URL est comme la carte de visite d’une page. Si quelqu’un nous offre sa carte de visite avec un tas de trucs écrit dessus, on risque de rien comprendre. Au contraire, si tout est clair et les informations bien présentées c’est tout de suite plus percutant.

Les services d’URL réduites tels que TinyURL sont apparus il y a quelques années quand les moteurs ingurgitaient tout type d’adresse pour construire leur base d’indexation. Ce temps est révolu, parce que les moteurs sont de plus en plus soucieux de la sémantique des URL et cela pour des raisons de qualité de recherche et donc de satisfaction client.

Partant de ce constat, il n’est donc plus nécéssaire d’utiliser une URL réduite, car même aujourd’hui dans un simple email, il est entré dans les usages d’écrire en lien cliquable les adresses qu’il contient. Mais des services 2.0 comme Twitter utilisent toujours les URL réduites pour des raisons pratiques de limitation de caractères dans les notes. Tout cela est une abérration. Comprenez bien le cercle vicieux : une URL plus ou moins bien construite est réduite par un service d’URL réduites, lui même est utilisé par un service de micro-bloguing 2.0 ! Une TinyURL peut être est reprise et utilisée plusieurs fois, même insérée dans un Digg-like qui le rejette car susceptible d’être du spam.

Hormis le fait d’être considéré comme du contenu spammeux, une URL réduite est visuellement non compréhensible pour l’oeil humain, ce qui est un paradoxe, puisqu’elle a été inventée pour une meilleure visibilité. En définitive, pour les médias sociaux à la Digg (évoqué dans l’article), une URL dont la taille se situe en dessous d’une centaine de caractères maximum reste donc très utilisable et de surcroit visuellement compréhensible. Ce sont par exemple les adresses de billets de blogs qui reprennent le titre de la page.

Il est grand temps de faire des efforts si nous voulons construire le web sémantique tant attendu.

3 réponses “Les URL dans les médias sociaux”

  1. daria :

    05 Jan 08 at 03:03 pm

    Merci pour le lien :)

  2. Bastien :

    05 Jan 08 at 03:25 pm

    Au moins Pownce, en plus d’être le twitter monétisé/monétisable, est le twitter sémantique. Si ça c’est pas un luxe :)

  3. soma :

    20 Aug 08 at 04:03 pm

    soma 20online…

    karaA§am kA¶yA? soma…


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